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lundi, 5 avril 2010

Naša Priša (Notre histoire), Francis Bueb, Malraux de Sarajevo

Il y a quinze ans, Francis Bueb, alsacien, créé, dans une ville assiégée, ce qui allait devenir le Centre André Malraux. Nous sommes en 1994, à Sarajevo (Bosnie-Herzégovine). L'homme apportait des rations de survie et d'espérance contre l'oubli de tous. Il avait en lui suffisamment de révolte, de foi, d'art et de pensée.
Aussitôt des photographes, des écrivains, des cinéastes, des comédiens, des chanteurs le rejoignent, porteurs d'un lien indestructibles entre Sarajevo et eux.
Quinze ans plus tard, le Centre est toujours là, lui aussi. Et il a fait du Centre André Malraux un foyer incontournable de la vie culturelle à Sarajevo.
Pour cet anniversaire, du 18 décembre 2009 au 15 janvier 2010, à Sarajevo, se tenait une exposition de photographes, témoins de Sarajevo dans la guerre. Uniquement des grands noms : Alexandra Boulat, Luc Delahaye, James Natchwey, Laurent Van der Stockt, Klavdij Sluban...

Cette exposition est enfin à Paris, du 7 avril au 3 mai 2010 !

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lundi, 25 janvier 2010

Ömer Kaleshi, peintre de l'âme balkanique

Artiste albanais, originaire de Srbica, village près de Kičevo en Macédoine, Omer Kaleshi (Kaleşi ou encore Kaleçi) vit à Paris depuis 1965. Mondialement connu, ce peintre expose, jusqu'au 3 février 2010, ses étranges figures à la Mairie du XIIIe arrondissement de Paris.

L’occasion pour Kiwi bleu de vous faire découvrir (ou redécouvrir) son oeuvre, qui plonge ses racines tout autant dans l'èthos ottoman, dans toutes les complexités balkaniques, dont un syncrétisme religieux historico-régional fait de chrétienté et d'islam...

+ un PIle§Face de quelques peintures d'Ömer Kaleshi !

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mercredi, 4 novembre 2009

Bruits de Palais...

Oui, je l'avoue, je ne suis pas très présente ces temps-ci. Il faut dire que d'autres écritures m'appellent ! Je ne vous en dirai plus dans quelques semaines....

En gage de mon retour assidu et prochain, voici quelque chose de ludique : une gourmandise d'Hiver !
Ou comment devenir coloriste en quelques clics et magnifier le Palais d'Hiver...

Connaissez-vous Piter (oui avec un i j'insiste_nom affectif des Pétersbourgeois pour leur ville) ?

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mardi, 21 avril 2009

Our body : que dit le juge des référés du TGI ?

Le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris avait repoussé au 21 avril sa décision (initialement prévue le 9 avril) sur la demande d'interdiction de l'exposition Our body/A corps ouvert, exposition de dépouilles humaines conservées de manière spectaculaire grâce au procédé d’imprégnation polymérique dû à l’anatomiste allemand Gunther von Hagens. qui se tient actuellement à Paris (Espace Madeleine), présentée par deux associations de défense des droits de l'Homme, Ensemble contre la peine de mort et Solidarité Chine.
Aujourd'hui, mardi 21 avril, dans la matinée, un juge des référés parisien a rendu son verdict...

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samedi, 4 avril 2009

Our body, un zoo humain aux relents néocolonial

affichette_Our_body.gifAujourd'hui, samedi tout gris à Paris, je voudrais vous parler d'une exposition que je n'irai pas voir. C'est un peu abrupt comme préambule je l'admets...
Il s’agit d'une exposition qui soulève le scandale partout où elle passe et avait été exclue en première instance par Paris…
La cité des Sciences de la Villette et le Musée de l'Homme avaient refusé de l'accueillir à la suite d'un avis défavorable du Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE).
Cependant, après Lyon et Marseille, depuis le 12 février, elle est à Paris, à l’Espace 12 Madeleine (une nouvel espace culturel de 1200m2).

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mercredi, 25 mars 2009

Controverses, une histoire éthique et juridique de la photographie

Déjà au printemps 2008 à Lausanne (du 5 avril au 1 juin au Musée de l'Elysée), cette exposition avait fait du bruit du côté du public comme de la critique. Réalisée par Daniel Girardin, conservateur du Musée de l’Elysée et Me Christian Pirker, avocat à Genève, elle se compose d'environ quatre-vingt photos de 1839 à aujourd’hui, qui, pour une raison ou une autre, ont été sujet à controverses. Ainsi, l'ensemble permet de mieux comprendre le regard que les sociétés et les cultures portent sur les images de leur temps.

Sur l'affiche de l'exposition, on peut voir le provocateur "Kissing-nun" d'Oliviero Toscani qui fut interdit d'affichage en 1992. Nous sommes en 2009 et/mais le baiser de la nonne n'échappe toujours pas à la lacération comme nous le montre les photos de JS Stehli ci-dessous.

L'exposition Controverses, Photographies à histoires fait escale au site Richelieu de la BNF jusqu'au 24 mai 2009 avant d'être visible à l'automne en Belgique.



Depuis l'invention de la photographie en 1839, celle-ci a toujours été au centre de nombreuses controverses et de procès retentissants. Qui ne se souvient pas du baiser (joué, rejoué, surjoué) de l'Hôtel-de-Ville de Doisneau ? Au coeur de l'évolution, DES évolutions majeures de nos sociétés tant du côté des moeurs que des techniques, elle est un symbole de la liberté d'expression et des droits individuels, mais aussi du pouvoir et de l'argent. Régulièrement, la photographie est confrontée aux autorités, à la censure ou à la manipulation. Elle suscite des débats passionnés qui se terminent souvent devant les tribunaux.

Au début du XXe siècle, Lewis Hine traverse les Etats-Unis et photographie les enfants qui se tuent à la tâche en travaillant 14 heures par jour. Il connaissait le sujet : il avait lui même été exploité. De ce voyage, il tire une série de clichés qui, des années plus tard, en 1938, permettront de porter l’obligation de scolarité à 16 ans, mettant fin, du moins officiellement, à un fléau social. En réalisant ces clichés, le tout premier photoreportage, Hine ne savait pas que de simples photographies pourraient avoir un tel impact. Mais. Car il y a un mais. Les photographes, qu'ils soient professionnels ou amateurs, connaissent tous parfois le regard suspicieux —au minimum— qui accompagne le simple fait d'être armé d'un appareil photo. Car n'oublions jamais que cela peut être une arme : résistances, dénonciations, témoignages... mais aussi plan de communication, instrumentalisation des médias... De fait, les photographes sont  tributaires des lois, des sensibilités, de ce qui est représentable tout en sachant que ces données sont variables selon le pays, la culture, l'époque... le contexte.

Cette exposition nous convie à nous poser non une mais des questions, de grandes questions. Le débat sur le droit d'auteur et le droit à l'image n'est qu'une petite partie de l'iceberg... Il ne s'agit ici ni d'émettre un jugement ni de trancher définitivement, mais d'ouvrir un peu le champ, le regard photographique de Monsieur-Tout-Le-Monde ; regard où l'éthique, bien plus que l'esthétique, est au coeur du débat, à l'heure où chacun peut "shooter" avec un téléphone "premier prix"...

Lire le compte-rendu de l'exposition par Miller Levy, par Lunettes Rouges et par Photographie Contemporaine


Controverses. Bibliothèque nationale de France. 58, rue de Richelieu, Paris-2e. Mo Palais-Royal. Tél. : 01-53-79-87-93. Du mardi au samedi, de 10 heures à 19 heures ; dimanche, à partir de 12 heures. 7€,5€, exonération pour les chômeurs, les RMistes. Jusqu’au 24 mai.

Catalogue : sous la direction de Daniel Girardin et Christian Pirker, éd. Actes Sud/Musée de l’Elysée, 320p., 45€.