dimanche, 22 août 2010
Par Patricia Ramahandry le dimanche, 22 août 2010, 13:19
Yoors est né à Anvers dans une famille d'artistes cultivée et libérale. À l'âge de 12 ans, il quitta sa famille pour suivre une troupe de Gitans qui l'emmena dans une pérégrination de 10 années à travers l'Europe orientale et les Balkans. Le livre qui raconte les souvenirs accumulés pendant cette période fut publié en 1965 ; il est considéré comme une source essentielle d'information sur la vie des Gitans, vue de l'intérieur de leur monde.
En ces temps particuliers de reconduite à la frontière, il est des lectures qui vous laissent moins seul(e)s...
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dimanche, 21 février 2010
Par Patricia Ramahandry le dimanche, 21 février 2010, 21:24
Elle est un instant noirci, opaque, inquiétant. La nuit fourmille. Eveille toutes nos craintes comme toutes nos voluptés. Elle est un instant noirci, gonflé à l'imaginaire, accaparé par nos rêves, par nos fantasmes...
Mais à qui donc appartient-elle ? me direz-vous. C'est le monde de la flamme vacillante,du frisson, de la tentation...
Et Buffon de dire : C'est de là que viennent la frayeur et l'espèce de crainte intérieure que l'obscurité de la nuit fait sentir à presque tous les hommes.
Et Rousseau d'acquiesçer : s'il entend du bruit, il songe aux voleurs, s'il n'entend rien, il devine des fantômes...
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jeudi, 21 janvier 2010
Par Patricia Ramahandry le jeudi, 21 janvier 2010, 01:24
Pour continuer à vivre, pour avoir été accro à la guerre, Arkadi Babtchenko nous livre ses deux guerres en Tchéchénie dans un recueil de nouvelles qui claque comme l'horreur et la fascination. C'est cru, violent, apocalyptique, chirurgical. Ou comment un jeune homme, étudiant en droit à la faculté de Moscou, promis à un avenir brillant comme l'argent et les belles voitures, a vu sa vie bouleversée...
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vendredi, 1 janvier 2010
Par Patricia Ramahandry le vendredi, 1 janvier 2010, 22:33
Depuis 1999, un duo d'artistes américano-coréen produit des "partitions textuelles" minimalistes, extrêmement construites, combinant rythme, texte et jazz, laissant volontairement de côté tout effet illustratif pour laisser le spectateur face à une narration incisive...
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dimanche, 8 novembre 2009
Par Patricia Ramahandry le dimanche, 8 novembre 2009, 20:06
Il aura fallu quatre-vingts ans pour qu'enfin soit traduit en français cet opus de la littérature prolétarienne japonaise.
Dans un billet d'avril, Kiwi bleu vous présentait ce livre : Kanikosen de Takeji Kobayashi.
Le bateau-usine
Editions Yago (2009)
Traduction inédite (d'après le texte original) : Evelyne Lesigne-Audoly
Bon dimanche !
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mercredi, 4 novembre 2009
Par Patricia Ramahandry le mercredi, 4 novembre 2009, 21:38
En guise d'introduction, sachez que... Certains historiens disent que la dénomination de Beyrouth provient de Beroe, fille d'Aphrodite et soeur d'Eros. D'autres croient que la ville était originellement nommée Bêrūt , "Les puits" par les Phéniciens. Une autre théorie est que Beyrouth est la contraction de "Bayt Ashtarout", "La ville d'Astarté".
Astarté est une déesse d'origine phénicienne présentant un caractère belliqueux, implantée dans la mythologie égyptienne sous les Ramessides. Protectrice du souverain et de sa dynastie, elle protège également les marins, mais son culte est, comme pour la plupart des divinités féminines primordiales de l'antiquité (et de la proto-histoire), lié à la fertilité et à la fécondité.
Pour résumer (puisque l'histoire de Beyrouth n'est pas l'objet de ce post), Beyrouth a plus de 5000 ans. Et les vestiges phéniciens, grecs, romains, arabes et ottomans... ne manquent pas.
Avec Rabee Jaber, libanais, nous voici plongés dans les entrailles d'une ville en reconstruction (roman édité en 2005) loin du réel et de la violence.
Quand deux Beyrouth se côtoient et s'ignorent presque tout à fait...
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dimanche, 11 octobre 2009
Par Patricia Ramahandry le dimanche, 11 octobre 2009, 20:05
A ceux qui, inquiets, se demandent "Pourquoi ne restent-ils pas chez eux", offrons ce très beau livre sans texte, dont les images oscillent entre réalisme et fantastique, comme tout ce que produit Shaun Tan.
Le message qui en découle est fortement souligné par les teintes sépia du dessin. Le récit est un pont qui relient plusieurs mondes : les mondes réels et imaginaires, l'ancien monde et le nouveau monde, la fin agonisante du XIX° siècle et le XX° siècle naissant.
Travail de longue haleine en partie autobiographique puisqu'il est basé sur le témoignage de son père, malaisien d'origine, migrant en Australie.
Dans les portraits poignants des pages intérieures de couvertures, des photos de passeports et de migrants prises à Ellis Island (USA) entre 1892 et 1954, on y reconnait le petit Shaun Tan, alors âgé de quatre ou cinq ans. Preuve que l'on peut se sentir migrant au fond de soi, même si né dans un pays d'accueil... Traces de mémoire...
> Ellis Island, à l'embouchure de l'Hudson à New York, a été pendant un certain temps l'entrée principale des immigrants qui arrivaient aux États-Unis; les services d'immigration ont fonctionné du 1er janvier 1892 jusqu'au 12 novembre 1954. Ellis Island est donc, dans la baie de New York à côté de la statue de la Liberté, deux symboles de l'immigration vers le nouveau monde et du rêve américain aux XIXe et XXe siècles.
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mardi, 5 mai 2009
Par Patricia Ramahandry le mardi, 5 mai 2009, 20:45
En 1906, au Japon, Sōseki Natsume, dans son subtil et poétique Oreiller d'herbes, met en scène un artiste, peintre et poète, qui se retire à la montagne pour peindre, méditer sur son art et l'acte de création. Celui-ci s'installe dans un établissement thermal abandonné depuis longtemps par les visiteurs....
Ce roman-haïku, critique de la modernité et de Tokyo et qui se concentre sur ce qui fait la sensibilité japonaise ancestrale se trouve être considéré comme le point de départ de la modernité au Japon...
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jeudi, 30 avril 2009
Par Patricia Ramahandry le jeudi, 30 avril 2009, 22:01
Le Jury du Prix Orange du Livre vient de faire une pré-sélection de 30 livres parmi les romans écrits en langue française et publiés entre le 1er janvier et le 30 avril 2009.
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lundi, 13 avril 2009
Par Patricia Ramahandry le lundi, 13 avril 2009, 22:37
Confidentiellement, en 1936, puis à nouveau en 1941, paraissait, à Téhéran, La Chouette Aveugle de Sadegh Hedayat (en persan : بوف کور, Bouf-e Kour). En 1953, à Paris, dans une traduction magistrale de Roger Lescot, les éditions José Corti publiaient ce bref roman halluciné, salué immédiatement par André Breton et Henry Miller.
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dimanche, 5 avril 2009
Par Patricia Ramahandry le dimanche, 5 avril 2009, 17:07
Il y a quelques années, à Paris ou ailleurs je ne sais plus, j'avais écrit sur un petit carnet :
"Le Bateau-Usine de crabes de Takeji Kobayashi (1903-1933).
->un des chefs-d'oeuvre de la littérature prolétarienne des années 30.
->court roman, écrit en 1929, moins de 4 ans avant que son auteur, militant communiste, soit arrêté et meure à 29 ans sous la torture de la police.
->interdit dès sa parution, le livre ne fut republié qu'en 1948.
->il n'existe a priori qu'une traduction anglaise (The factory Ship, University of Tokio Press, 1973).
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lundi, 16 mars 2009
Par Patricia Ramahandry le lundi, 16 mars 2009, 20:24
L'autre côté de la montagne vient de paraître ! Si vous souhaitez lire la 4ème de couverture... elle est là.

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